Le CCS pour la coordination est le forum de coordination le plus ancien et de plus haut niveau de l'histoire des Nations Unies.

Le Comité administratif de coordination était le prédécesseur du CCS. Le CCS a été créé partant du postulat qu'un mécanisme institutionnel était nécessaire pour regrouper les éléments disparates d'un système de décentralisation d'organes spécialisés afin de créer un ensemble cohérent et opérationnel, partant d'un système dans lequel chaque organe état doté de sa propre constitution, de son propre mandat, de ses propres organes directeurs et de ses propres budgets.

L'appel de la Charte des Nations Unies à la coordination, lancé à travers l'initiative de «consultation et de recommandation» souligne la nature décentralisée du système des Nations Unies. Il n'existe aucune autorité centrale susceptible de contraindre les organisations du système à travailler en coordination.  La coordination et la coopération sont subordonnées à la volonté des organisations du système à collaborer en vue de l'atteinte d'objectifs communs.

Pendant plusieurs décennies suite à sa création, un certain nombre d'examens et de réformes du dispositif de coordination ont eu lieu. En 2001, le Comité administratif de coordination a été renommé Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination. Le CCS se réunit deux fois par an sous la présidence du Secrétaire général de l'ONU.

Membres

Le CCS est composé des 31 organisations membres du système des Nations Unies : l'Organisation des Nations Unies, qui est représentée par son Secrétaire général, en qualité de Président du CCS ; 15 organismes spécialisés ; 12 fonds et programmes des Nations Unies et 3 organisations connexes.

Structure

Les travaux interinstitutions de fond sont assurés par les trois piliers du CCS : le Comité de haut niveau sur les programmes, le Comité de haut niveau sur la gestion et le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD). Ces organes se réunissent deux fois par an avant les réunions du CCS, afin de s'assurer de la prise en considération de leurs travaux dans les discussions du CCS.